Liqueurs

Je prends un verre de whisky,
Ce parfum viril m’enivre,
Puisse sa longueur me poursuivre,
En bouche sa liqueur surgit.

***

Par la Verte de Fougerolles,
Tous mes sens s’enivrent,
À ses grandes herbes folles,
Mon esprit ensorcelé se livre.

Destin

Le destin joue de moi,
Je suis son pion,
Sa création.

***

Toi qui joue avec le temps
Tu ne vis jamais au présent
Tu portes tes jugements après-demain
Ô espoir, loin de mon cœur, sentiment vain.

Premiers Froids

Pourvu qu’il ne fasse pas froid aujourd’hui,
Car mon cœur n’est pas couvert.

***

Il faudrait un soleil glacé,
Qui éclairci mes yeux,
Je pourrais y voir mieux,
Une vie, un réveil hâté.

***

Mon corps a foulé ta peau douce et blanche
Maintenant, ta poitrine chante mon avancée
Maintenant, ton cœur bat au rythme de mes pas.

Un hiver léger comme l’air que tu respires.

L’amour, la Peine

L’amour, la peine,
Toujours reines,
Se laisser aller,
C’est assez aisé.

Lune Témoin

Une lune ensoleillée,
Contre un corps imaginaire,
Puisse-t-il brûler,
Puisse-t-il nager.

***

Les vagues de la Lune
Qui éclairent les rayons
De ton soleil d’ombre
Échoueront un jour.

Une lune faite de grains de sable
Aussi fins et nombreux que mes attentes.
Triés et organisés par un cœur éperdu
Ramassés et jetés par une conscience défaitiste.

L’Amour Encore

Puisse l’amour revivre encore,
De sa bouche qu’il me dévore,
Qu’il déchiquette ma raison,
Car mes espoirs suffiront.

***

Vide est mon cœur,
Rien n’y demeure,
Pas même un rêve,
Juste ma sève.

***

Battre le cœur tant qu’il est encore chaud.

***

Saison trop courte d’une source faisons
L’impossible d’une cible d’un mot.
Finesse d’argent au présent d’une sagesse
La vie éternelle est un bel être ravi.

***

Que les flots symphoniques m’emportent et s’agitent
Au son d’une brise parfumée d’un songe voyageur.

Éclair

Un coup d’éclair,
Lumière éphémère,
Elle épouse le bruit,
De mon éternelle nuit.

***

Obscure étincelle d’une nuit sans lumière.

Esprit Muet

Parle, esprit muet,
Toi qui sommeille,
Tu te laisses faire
Par la beauté.

Ivre d’espoir,
Vivant d’émotions
Plantées au rivage
De cet îlot fané.

***

Porte du soir
Ouverte par l’atmosphère
Qui descend des cieux
Enveloppée d’une serre.

***

Une voix, une joie, une fois,
Un bien, un lien, un rien.

***

Pleure de tes mots inaudibles
Je les entendrai et je les boirai
Dans leur verre d’illusions

***

Marque ton absence
De tes longs silences.

***

Vide aux murs trop serrés
Vas-tu les démolir de tes propres vœux ?

***

Mille notes d’une portée affamée
Seront jouées par le silence.

Passé Infini

Depuis l’infini ils ont affirmé
Qu’ils maîtrisent le tracé de leur passé.
Mais parleront-ils maintenant
De leur futur précédent ?

Lorsqu’ils verront la ligne dorée
Qui brille de toutes ses noirceurs,
Feront-ils marche arrière,
De retour au précipice ?

***

Une vie d’attentes sur un temps qui ne tourne plus.

Sauver

Sauve-toi où la pluie s’arrêtera
Sauve-toi où l’ennui t’abandonnera
Sauve-moi de tes sombres attentes
Sauve-moi de tes tristes pensées

***

Il courrait dans cette direction
Dépassa le temps sans s’arrêter
Sans même saisir son attention
Il sait où il va et qui il est.

Œil d’Éternité

L’œil noir éternité
Le visage déchiré
Jamais il ne sera
Autant tâché de volontés

Simple Vie

Un corps vide comme la couleur de ton désespoir
Une vie comblée comme la noirceur d’une neige trop pure.
Un élan de sombres desseins décomposés
Une compréhension trop parfaite pour une raison détestée.

Bois

Boire, comme les larmes buvant ton visage
Boire, comme la mer buvant ton passage
Boire, comme le temps buvant ton âge

Ton Ombre m’Inspire

De ton ombre, j’éclairerai mes rêves.

***

L’obscurité tombe sur celui qui connait son macabre destin.

***

L’observateur éclairé ne peut que constater l’absence de clarté.

La Poésie, le Rêve

Des mots dépassés par les idéaux
Des sons arrachés par les grands fardeaux

***

Écoute attentive d’un écrit déchiré.

***

Rêver
D’un vrai parfum composé de pierre et d’acier,
D’une brise envolée par l’éclat du gravier,
D’un trésor conservé par une âme brisée.

***

Ô passant, toi qui marche sur les pavés
D’un pas réfléchi sur lui-même, obstacle
D’un monde rempli de plaintes armées
D’un arc au carquois plein de miracles.

N’as-tu point vu passer la Volonté ?
Elle désir tant, assise sur son banc,
Mirant d’un œil vertueux les oliviers
Desquels les fruits portent le présent.

Inutile

Ne lisez pas ce vers bien inutile.
Trop tard, voyez-vous, je l’ai lu dans vos pensées.

Fleur Abîmée

L’âme fanée
L’illusion évaporée depuis l’éternité
Un jardin qui pourri
Une terre trop cuite.

***

Rose de pluie d’une vision épanouie
S’ouvrira en direction de tes bras
Sourire aux lèvres closes comme tes yeux le sont
Brisée, cette fleur ne pourra plus se redresser.

***

Feuille, tombe de tes nues
La chance meurt avant toi
Pour ne pas te voir souffrir avant elle
Te voilà seule.

Gouffre de Nuit

Le gouffre du ciel mord l’amertume
D’une nuit trop belle, d’une nuit trop terne.
Balancée et chahutée, abandonnée,
Le jour l’éclaire, les creux disparaissent.

***

Lorsque tu essaies de te libérer de tes pensées pour rejoindre le monde onirique, ce sont les pensées nostalgiques qui viennent tirer ton cœur vers les abîmes de la réalité. Ah… Cette dure réalité qui t’enchaîne, qui te manipule de ses idéaux et espoirs, qui verrouille la serrure du silence serein pour te garder dans le vacarme du quotidien incertain.

Paris

Je marche rue de Rivoli,
Sous chaque pas Paris prend vie.
Dans un bleu profond et pur ils se confondirent,
Le ciel et la Seine se mirent à mourir.

Fruits Érotiques

Ton corps tendre et conique pénètre,
Entre mes lèvres au sein de mon être,
Je sens chacun de tes pigments,
Qui caressent ma langue et mes dents.

***

Glissent mes mains autour de tes hanches
Glisse mon vit entre tes jambes
Glisse ma langue entre tes lèvres
Glisse mon regard autour de tes orgasmes

***

La reine de mes songes butinera la fleur de tes promesses
Je mordrai chacun de ses pétales de feu
Je m’enfoncerai dans chacune de ses veines d’eau
Je stimulerai chacune de ses racines du plaisir

La Lumière Brûle

Brûle, brûle donc pour nous, ô Soleil déchaîné,
Mais nous vivons tous à l’ombre de tes pêchés.

***

The eyes burned by the light
She lives by faith not sight.

***

La chaleur d’un visage au regard
Lumineux et guidant tel un phare,
Les âmes éperdues en pleine mer
Du désespoir profond, de l’enfer.

Saisons Sensorielles

Lèvres fermées comme les portes de l’automne.
Regard porté comme le flocon de l’hiver.
Cheveux se mouvant comme la pluie du printemps.
Visage ébloui comme le cristal d’été.

Ô Divin

O God, thou who feel free to tear
All thy screams thrown right through my ear.

Mélodie

Puisant au fond de l’eau l’abîme d’un ruisseau
D’où s’écoule le fond d’une douce sonate
Ô mes chères notes vous qui coulez à flots
Vous abreuvez mon cœur de larmes écarlates.

***

Toute la majesté et la spiritualité de l’orgue, une harmonie soufflée par un génie architecte du langage de l’âme, une sonorité accompagné d’un éclairage tamisé où brûlent les bougies propageant la divine lumière.

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