De toutes les joies, de toutes les beautés, l’univers n’est pour lui qu’une chambre exiguë où, plus la lumière croît, plus l’obscurité le noie. La lanterne dans une main, dans l’autre la prospection, il tâtonne les bornes, y approche sa flamme et s’aperçoit que ces limites ne sont que davantage et d’éternelles ténèbres. La connaissance s’accorde son verbe, la compréhension s’adjuge son rêve, le raisonnement s’approprie sa conscience… À son grand désarroi, le voilà esclave de la pensée.

Le poète comble ses sens de riches plaisirs, emplit son cœur de violentes émotions, loue le Seigneur de sa foi fervente, il reste seul face à l’Infini phénoménal qui lui promit tous les bonheurs possibles. Ah ! De sa force imbattable — l’Amour — cette idéalité écrase toute espérance et verrouille son détachement dans le plus profond des cachots, exilant alors son esprit au bagne.

Enfin, dévoré par la glorieuse perfection de Dieu, il s’incline devant les puissances de la nature, en témoigne sa soumission en présentant ses mains jointes sous l’abondance de sentiments mortels.

The Quiescency Of Mind Drifting

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