Ô vaste vertige de l’Infini,
De mon corps infiniment petit,
Le souffle coupé par erreur,
Je scrute de toute ma pesanteur,
L’ampleur absolue de la Conscience.

J’ai pensé, j’ai pensé et, je pense,
D’une intensité franche et immense,
Les nombres dans les nombres et
Les cercles, triangles et les carrés ;
Toute forme de radiance.

Je vois l’étendue de l’invisible,
J’entends l’espace de l’inaudible,
Je rêve la matière et le réel,
Touche l’épiderme de l’idéel,
Par-delà toute signifiance.

Sentio ergo sum — Mes sens
Animent ainsi ton existence ;
Je crée par l’idée, la réflexion
Par la loi de mon imagination ;
Tout non-moi est une croyance.

Humble et pénétré d’amour,
Le cœur de l’Homme doit toujours
Recevoir en son sein le Père,
Le Grand Architecte de l’Univers
Propageant sa bienveillance.

Ô vaste vertige de l’Infini,
Je m’en remets à toi, maintenant, ici,
Car c’est en ton centre que plongent
Les plus intimes de mes songes ;
Que ton arcadie soit mon obédience.

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