Obscurité chaotique qui brûle le présent
Jusqu’à faire apparaître un vaste néant.
N’accordes-tu donc point de répit
À une âme tourmentée, à un esprit maudit ?

Quel serment as-tu fait à l’égard du temps
Pour te consacrer ainsi à ce funèbre mouvement ?
Tu anéantis chaque désir de ta lassitude apathique
Pour rendre ma foi davantage oblique.

Des pensées enterrées au fond d’un cerne
Penses-tu peut-être qu’ils te concernent ?
Apporte-moi ta voix, suis-je le seul à entendre
Ces sottises insensées aux curieux méandres.

Ah ! Moi qui pensais pouvoir m’évader
Et présenter mes hommages à Morphée,
Me voilà trompé par ton empreinte grossière
Qui me plonge tout droit aux Enfers.

Les pensées accourent, se bousculent et m’abordent ;
Diable ! Quelqu’un peut-il m’expliquer cette horde ?
Mon esprit peine à partir à la chasse,
Agitant son glaive en vain contre cette menace.

J’abandonne, mon corps est à toi,
Je consens et me résigne à ta loi,
J’attendrai que ton règne prenne fin
Pour m’assoupir jusqu’au bon matin.

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