Lorsque je vois, devant, cette mer détendue
Mes yeux, déjà, plongent d’un grand saut dans les siens
Trahissant ainsi cette ardeur sous-entendue
Le sable caresse ma peau d’un va-et-vient
Je vois d’ici les premiers remous naître au loin
Ma chair sensible capte la respiration
Ce souffle que mon effervescence rejoint
Voyez-vous où mènera cette embarcation ?

Me voilà échappé, élancé dans ses bras
Dans les courbes de ses vagues glissent mes mains
Le ciel est si bas qu’il touche presque mon mât
La navigation devient complexe, soudain
Je ne vois plus qu’un déchaînement d’énergie
Les fluctuations de mon sang, incontrôlables
Comme ses déplacements, elles s’intensifient
Ah ! je lâche la barre, c’est si agréable !

Son courant m’emporte, je n’admire plus qu’elle
Le tonnerre gronde, irrésistiblement
Sollicité par ma présence, une étincelle
Enflamme ce qui fut alors mon engouement
En une immense frénésie incoercible
Ma barque divague, elle n’abordera jamais
Car pour toujours a-t-elle rejoint l’inaccessible
Un océan qui ne connaît plus que la paix.

Une réponse à Voluptueuse Tempête

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