L’âme attachée, le cœur étouffé, mon corps n’est plus que le rameau d’un arbre malade. Le simple poids de l’horizon gris brise cette branche maintenant étendue sur un sol froid, un amas de terre et de poussière. Destiné à pourrir, ce bout de bois a-t-il déjà trop vécu ? De toute manière, sans aucun dessein, il n’a rien à faire sur cet arbre si ce n’est le gangrener, corrompre les ramifications adjacentes, de sa vision plus opaque qu’une forêt vierge nocturne.

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