D’encre noire, mes yeux se sont teintés
Transpercés par une plume d’acier
Jadis voyaient-ils le brouillard épais
Voilà qu’ils pleurent le néant parfait.

Dans l’angoisse, mes oreilles s’endorment
Abasourdies par un calme difforme
Habituées à écouter le silence
Ici font-elles face aux turbulences.

De cendres ardentes, mon nez s’asphyxie
Consumé par un foyer trop nourri
Il aimait humer les divins parfums
Il sent maintenant les relents malsains.

De toile tissée, ma bouche est cousue
Meurtrie par une aiguille malvenue
Si elle buvait tout le nectar sacré
Elle ingurgite le poison damné.

Mon visage est maintenant hermétique
S’invitent en mon corps, démons hérétiques
Voyez-vous là une image placide ?
En moi, cependant, des démons résident.

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