C’est sur l’air
Que je préfère
De Coriolan
Qu’un courant
Est né.

Par bonheur
Mon cœur
À ses dépens
Perd le présent
Emporté.

À chaque note portée
Voilà que se crée
Une vague d’émotions
Un éveil de passions
Une portée.

Cette vague grandit
Elle se développe, elle s’épanouit
Elle s’étend, elle prend de l’ampleur
Elle tire, elle force, elle exprime sa fureur
Déterminée.

Cette onde symphonique se déchire, ébranle l’océan
Emporte tout, cultive le géant, rempli le néant
Son roulement impavide continu, s’éternise, se jette
Sans inquiétude, elle perdure, en toute confiance, satisfaite
Avec fierté.

Voilà l’impact !

Elle se brise.

Sur un roc de colère.

Sa vitesse fracassée.

Chaque note se brise.

Sur les falaises du silence.

Et plus un murmure ne s’échappe.

Cette vague devient muette, évanouie, morte.

Et c’est sur cet air
Que je préfère
De Coriolan
Qu’un nouveau courant
Remplace le dernier.

Laisser un commentaire

Catégories
Auteur