Le monde ne tourne plus. S’il a tourné un jour, était-ce dans le bon sens ? Tout est figé, rien n’est passé, rien n’arrivera, le présent est scellé.

Les nuages ne font plus que passer, ils stagnent et observent, en se gardant bien de verser leurs larmes. Le vent retient son souffle, il est incapable de respirer, car l’air n’existe plus dans ce rien, cet espace nul, le monde n’est plus qu’un trou. Ce trou n’a aucun fond puisqu’il est vide, sinon tous nos peines pour le satisfaire l’auraient comblé.

Ainsi, des efforts gâchés, écrasés par la roue du temps, bolide infernal piloté par le Mépris qui n’a que faire de nos espoirs qui ne représentent qu’un combustible à ses yeux, un combustible qui doit être brûlé, consommé par sa gourmandise effrénée.

Si la solitude est le seul témoin qui peuple ce monde, c’est que ce monde ne tourne pas encore. C’est l’unique espoir qui n’a pas été consumé.

Laisser un commentaire

Catégories
Auteur