Quelle est cette liqueur qui coule dans mes veines ?
Je n’ose juger l’opacité ou l’épaisseur
De ce poison qui rampe jusqu’au cœur,
Tissant ses toiles, il se promène.

Je perds la vue, il m’a vaincu.
Je suis à ses pieds, esclave à jamais
De ses propres désirs, de chacun de ses souhaits,
Sans regard, sans guide, je me suis perdu.

Il est lourd, très lourd,
C’est un poids qui ne peut être pesé,
Mon corps peine à s’en séparer.
Me hantera-t-il pour toujours ?

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