L’Aube s’engage dans la vallée encore sombre, habillée de sa robe d’un rouge éteint car son cœur débute lentement à irriguer son corps fragile. Son œil, s’immisçant progressivement sous ses paupières tel un papillon effleurant un pétale, aperçoit alors cette mystérieuse Nuit qui se prélasse là, couchée, enveloppée d’un voile noir absorbant tous les regards et couverte d’étoiles. Mais quelle sorte de réconfort peut bien donner à cette créature la confiance d’une paisible méditation en ces temps capricieux ? La Nuit, perturbée dans ses réflexions philosophiques, se lève tout en rabattant son habit contre sa chair, jette un sombre regard à la jeune fille qui ose porter l’attention et déserte le lieu en y semant ses larmes de femme non désirée, abandonnée.

Ah ! L’Aube et ses prémices, se donneront-elles toujours ainsi en spectacle ?

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