« Mais les sentiments, le plaisir par les sens, l’automne des notes, le chant du bon goût, le visage de la perfection et l’amour du songe, ne sont-ils pas l’unique raison de vivre ? » s’interrogea le voyageur aux souliers bien plus usés que son discernement. Ébranlé par tant de naïveté, je tempérai :

« Monsieur, vous faites preuve là d’une candeur évidente ! Dites-moi, si les larmes franchissaient constamment la sagesse, dans quels marécages, pataugerions-nous ici ? Être raisonnable est aussi une raison de vivre. La sagesse elle-même a par ailleurs ses propres émotions mais elle est trop fière pour pleurer. Enfin, chacun a sa raison. »

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