Le silence de plaies refermées
Puisé dans la source de sombres pensées
Contient de puantes vagues éternuées
Qui vont et régurgitent, corrompues,
Sans raison, aveuglément, mises à nu,
L’écume amère de toutes joies perdues.

Ah ! mais regardez cette nage grotesque,
Aurions-nous le temps de peindre une fresque
De cette lenteur qui donnerait presque
Le vertige au Temps, la folie au sage.
Maudits rappels qui pratiquent le partage
Chaque matin, après chaque nuit de voyage.

Refermer ce panier plein d’épines.
Chaque tige tissée par Proserpine
Mène son contenu dans les ruines
Du profond royaume de son père
Dont seul sortira, si cela peut se faire,
Le résidu de quelques espoirs éphémères.

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