Brûle, flamme qui consume la vie, qui aime l’étrangeté, le parfum de l’abîme et la couleur de l’ennui. Tu pourrais brûler les mots s’ils étaient plus que des songes, s’ils étaient faits de souffre et non de lettres. Tu pourrais brûler les larmes si elles étaient faites de pétrole et non de souffrances.

Consuming Life

Consuming Life

Brûle ! Brûle ! Brûle pour être sûre d’exister par la consommation de nos idéaux. Tu enfanterais la cendre si notre existence était aussi fragile que des brindilles. Aimerais-tu faire suffoquer le bien pour l’amour de la destruction ? Est-ce là l’inévitable destiné de ta lueur ? Oh voilà pourquoi tu brilles de tous tes éclats, toi qui a peur de t’éteindre, de disparaître, de succomber à la frappe de Borée.

Brûle… Mais Chronos aura raison de toi et tu disparaîtras, faut-il que tu aies tout possédé pour ainsi tout perdre ? Tu brûlerais le soleil pour courtiser la Lune et tu noierais la mer pour enlacer la terre. Mais la chaleur de tes murmures nous est superficielle, elle ne saurait réchauffer la mort, mais l’illusion est suffisante pour tromper sa faux.

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