Porté par sa canne, regard posé au loin
Une roche légère, de lui elle prend soin
Un vide dans l’âme, un murmure sur la peau
Une fleur refermée, sombre jardin au cachot.

Le voyageur au-dessus de la mer de brume

Le voyageur au-dessus de la mer de brume (Der Wanderer über dem Nebelmeer), Caspar David Friedrich.

La mer déchainée adhère au chaos brutal
Le vent sème son ordre divin et moral
Les pensées explosent à chaque coup de tonnerre
Le paradoxe éternel fait trembler la terre.

La réflexion gisant dans son gouffre inconscient
Mais le Seigneur lui porte un regard omniscient
Nuages gris couvrant l’étendue d’eau amère
Désespoir versé au creux des vagues éphémères.

Il parle le silence et la mort en absence
La tempête hurle la confusion de ses sens
Sa conscience devient un vaste cimetière
Humide gorgée fracassée contre la pierre.

Par passion, il confiera sa vie à Charon
Ses songes finiront d’une triste façon.

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