La nuit embrassant la lumière
De ses lèvres au pelage d’hiver,
Sa saveur sucrée attire les passions
D’un cœur et d’une âme vides d’émotion.

Une plainte aiguë au travers de l’ennui
Donne à son visage la rose de pluie
Un visage trésor des temps évanouis
D’une pure jeune femme épanouie.

Elle est belle les yeux fermés,
Un palais aux portes dorées,
Elle est comme l’Indifférent
Neutre d’émotion, sans présent.

Un point lointain sur une longue droite,
Je la trace d’une peine maladroite
Pas plus grande qu’une étoile
Pas plus épaisse qu’une toile.

Ses charmes sont imaginaires
Mais elle maîtrise l’art de plaire
De son doigt qui n’existe pas
Elle m’attire dans son piège délicat.

Assise au fond d’un pré
Dont l’herbe est froissée
Dont l’air brûle de froid
L’Absente c’est toi.

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