La pensée nostalgique à l’abri d’une pluie,
Pluie de raison ou pluie de saison, je la fuis,
Un heureux instant sort de son plus beau tombeau
Pour déchiqueter et mastiquer mon cerveau.

Ses phalanges ont creusé la terre de l’oubli,
De ses jambes dressées le néant il a fuit,
De sa tête courbée il me fixe gaiement,
Enfin, le voilà vivant, le voilà présent.

La chirurgie temporelle des souvenirs
Me murmure « je suis là et je te désire »,
Je réponds d’une voix perdue dans ses pensées :
« Vas-t’en, pour l’amour de mes vœux désespérés. »

L’empreinte du temps qui appelle la mémoire
Frappera l’érosion d’un esprit plein d’espoir.

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