Vérifier hors de ces brumes effacées
Une pluie d’aurores qui s’évanouissent
Tout le long de ces champs et collines,
Pour toute la foi de ces fauves et ces cygnes.

Quel espoir pour ces sens,
Quel visage pour leurs sages promesses
Tenue par une corde qui lâche,
Les perles en tombent.

Elles brillent de toute leur laideur.
Elles vont, elles viennent, elles perpétuent le mouvement
Qui va et vient et continu,
Écoutons le bruit de leur chute.

Violon vibrant pour tes songes,
La ballade se joue pour ta paix.
Tu goûtes ses notes comme les gouttes de pluies
Goûtent la terre qu’elles nourrissent.

Élans de volontés camouflées
Saignées par la lame du doûte
Aiguisée comme la couleur du souffre
Soufflées de tes mains tendues.

Feu sacré d’une neige noire amoureuse,
Il couvre la brume d’une épaisse fumée.
Comme moi, tu n’y vois plus rien,
Tes paupières embrassent les vapeurs de l’obscurité.

Sombre, invisible et cachée,
Touche cette fin de tes ailes.
La hauteur de ses lunes mariées
Te donnera le vertige du haut de l’été.

Allées et venues de mille pas pressés
Étendus sur le sol de granit explosé,
La surface est aussi creuse que l’écho
De l’acquis et de la certitude.

Terminé le regard d’une pierre
Fracassée contre un mur de sommeil,
Elle roule par terre, sous tes pieds
Sous les miens, sous le ciel.

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