Je sais qui je suis,
Je sais ce que je veux,
Mais mon cœur n’existe pas,
Il n’est qu’un chiffon imbibé de sang.

Le désespoir bouscule ses battements
L’abandon ne relâche pas sa pression
La peine sourit à sa forme pathétique
La frustration domine sa faible importance
La douleur anesthésie sa présence
La mélancolie se moque de son présent

Est-il aussi imbibé d’alcool
Pour pouvoir brûler aussi facilement ?

Est-il parfumé de mort
Pour être moins vivant qu’un cadavre ?

Un battement grave pour un cœur trop léger.
Je comprends cette humidité imposante,
Ce n’est pas son sang qui empoisonne mon corps,
Ce sont ses larmes qui coulent dans mes veines.

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