Le cœur essoufflé
Rien ne le motive,
Pas même une vie heureuse.

Il attend sur la ligne des sources
L’essence d’une averse renversée
Qui brûlera ses liqueurs.

Lointain écho du sommeil.
Fatigue aveugle du frère.
D’où vient cette profondeur ?

Au noyau de ce cœur
Vie cette étrange dame
Inconnue des oubliés.

Hirondelle déshabillée
Lucarne démaquillée
Lueur certaine.

Parti vers la montagne des oublis,
Ce cœur ment comme il trahit,
Ne l’écoutez point.

Il déchire vos toiles peintes
Il dévore vos progénitures
Il assassine vos convictions.

Parlez tant que vous tenez
Le fil rose de l’attraction
Qui danse sur un pétale.

Mais battrez-vous la rigueur
D’une pensée arrêtée
Par un mur de plumes souillées ?

Arrêt cristallisé
D’une pépite de fadeur
Mal interprétée.

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