L’eau, la mer,
La nuit souterraine
N’a jamais peur du noir
Car elle connaît sa propre nature.

Si tu voyages assez loin,
Peut-être la sentiras-tu.
Proche, elle approche
Pour mieux t’admirer encore,
Jalouse du jour qui t’éclaire de sa voix.

Soufflée par la grâce de tes mains
Elle pourrait s’atténuer et disparaître,
Mais le veux-tu vraiment ?
Car jamais elle ne te pardonnera.

Ignore-la si tu crains
De subir l’amertume
De ses plumes envolées
Plus légères qu’un prénom.

Épouse-la si tu vois
Les églises d’une chanson
Écrite pour ton regard
À n’en plus siffler le silence.

Caresse-la si tu nais
À partir de ses mots
Détachés des contraintes
Qu’impose le cœur de ta raison.

Impose-la si tu pris
Pour des milliers de rayons
Qui parcourront la lumière
Sillonnée par le relief de tes yeux.

Brûle-la si tu vends
La moitié de tes rêves
Pour acheter la réalité
D’une vie saccagée.

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